Production et post-production vidéo : que peut automatiser un système IA ?

Le montage est fini depuis trois jours, mais la version validée, elle, se cherche encore entre les mails et les messageries. Un système sur mesure prend ces tâches en charge, branché sur vos outils existants. L’audit chiffre d’abord, en heures, ce que chacune vous coûte aujourd’hui, puis nous construisons dans l’ordre le plus rentable.

  • Chaque nouvelle version part au client avec son lien de validation, et les retours qui tardent sont relancés.
  • Les commentaires éparpillés (mail, messagerie, plateforme de revue) sont regroupés en une seule liste de corrections par version.
  • Au retour de tournage, les rushes sont copiés, sauvegardés en double, nommés et déclinés en proxies sans y penser.
  • Devis et factures sont préparés à date, et les impayés relancés entre deux tournages.

Ce qui prend le plus de temps aujourd’hui

Six versions, trois canaux, aucune liste
Le client répond par mail, sa directrice marketing par messagerie, un troisième commente sur la plateforme de revue. Vous recollez tout à la main pour savoir quelle correction appartient à quelle version. Il suffit d’en oublier une pour repartir en V7.
Les cartes qu’on copie à 23 h
Vous rentrez de tournage. Copie des cartes, sauvegarde sur un second support, proxies, nommage. Chaque geste est simple, chacun revient à chaque tournage, et c’est le soir, fatigué, qu’un dossier finit mal nommé ou qu’une carte est vidée trop tôt.
La feuille de service refaite à la main
Horaires, adresses, contacts, matériel, météo. Vous la reprenez à chaque tournage, puis un horaire bouge la veille au soir : tout est à ressaisir, puis à renvoyer un par un à l’équipe et aux prestataires. Celui qui n’a pas vu la mise à jour arrive à la mauvaise heure.
La facture qui part quand on y pense
Le devis se rédige entre deux tournages, la facture attend un créneau qui ne vient pas, et l’impayé se découvre le jour où il faut payer l’équipe.

Comment ça se passe, étape par étape

  1. Demande entrante et devis

    Une demande arrive par mail, par formulaire ou par appel d’offres. Le temps part à retrouver un projet comparable pour chiffrer, dans un dossier que personne n’a rangé depuis dix-huit mois.

  2. Préproduction

    Repérages, casting, matériel, autorisations. Chaque élément à obtenir a une date, mais aucune ne vit ailleurs que dans la tête du chargé de production, et ce qui manque se découvre à J moins 2.

  3. Tournage

    La feuille de service se compose, se diffuse, puis se corrige. Chaque correction se renvoie à quinze personnes, et l’un des quinze arrive quand même à la mauvaise adresse.

  4. Ingest des rushes

    Copie, double sauvegarde, nommage, proxies. Une heure de manipulations quand toute l’équipe est fatiguée, sur des fichiers qu’on ne peut pas retourner chercher.

  5. Montage

    Le travail créatif se fait dans vos outils et n’en sort pas. Ce qui le ralentit, ce sont des rushes mal nommés et une liste de corrections qui arrive en trois messages.

  6. Allers-retours de validation

    Chaque version part au client, puis attend. Trois jours de silence, puis un retour en désordre : le temps mort se joue là, avant même la première correction.

  7. Étalonnage et mixage

    Versions envoyées, retours reçus et fichiers de sortie doivent se retrouver au même endroit. Sans cela, l’étalonneur travaille sur une version qui n’est déjà plus la bonne.

  8. Livraison des déclinaisons

    Formats, durées et ratios attendus par chaque diffuseur sont écrits dans le contrat. Ils se relisent la veille de la livraison, et un format oublié fait rouvrir un projet déjà clos.

  9. Archivage

    Rushes, projets et masters partent au rangement. Sans fiche de projet, retrouver un plan deux ans plus tard prend une demi-journée à quelqu’un qui n’était pas sur le tournage.

  10. Facturation et relances

    La facture est prévue au contrat, à une date connue. Elle part pourtant quand un créneau se libère, et la relance arrive après le trou de trésorerie.

Les cas d’usage en détail

Les validations tenues de bout en bout

La V3 part au client le jeudi. Vendredi, rien. Mardi, trois messages arrivent sur deux canaux, dont un qui contredit le précédent.

Chaque nouvelle version part au client avec son lien de validation Frame.io. Passé le délai que vous avez fixé, une relance part au bon interlocuteur. Les commentaires reçus, quel que soit le canal, sont regroupés en une seule liste de corrections rattachée à sa version, et le monteur la reçoit prête à attaquer.

Ordre de grandeur indicatif, à vérifier sur vos chiffres pendant l’audit (une estimation, pas un résultat client mesuré) : 3 h par semaine de relances et de consolidation, sur 45 semaines, soit de l’ordre de 130 h par an

Les rushes rangés dès le retour de tournage

Il est 23 h, vous rentrez de tournage. Il reste à copier les cartes, vérifier que rien ne manque, doubler la sauvegarde, nommer les dossiers et lancer les proxies.

Le système déclenche la copie vers vos deux emplacements de sauvegarde, applique votre convention de nommage (projet, date, caméra), lance la génération des proxies et vérifie que le compte y est. Un fichier manquant ou illisible déclenche une alerte le soir même, pas trois jours plus tard au montage.

Ordre de grandeur indicatif, à vérifier sur vos chiffres pendant l’audit (une estimation, pas un résultat client mesuré) : 45 minutes par tournage, sur 2 tournages par semaine et 45 semaines, soit de l’ordre de 65 h par an

La feuille de service composée depuis la fiche projet

Le lieu du tournage change la veille au soir. Quinze personnes ont l’ancienne version dans leur boîte mail.

Le système compose la feuille de service à partir de la fiche projet (horaires, adresses, contacts, matériel), l’envoie à l’équipe et aux prestataires, puis rediffuse une version corrigée à tout le monde dès qu’un horaire ou un lieu bouge, en signalant ce qui a changé.

Ordre de grandeur indicatif, à vérifier sur vos chiffres pendant l’audit (une estimation, pas un résultat client mesuré) : 1 h de mise en forme par tournage, sur 2 tournages par semaine et 45 semaines, soit de l’ordre de 90 h par an

Les devis et les factures qui ne dorment plus

Le film est livré depuis trois semaines. La facture est prête dans un coin, elle n’est jamais partie.

Le devis est pré-rempli à partir de la demande et de vos projets comparables. La facture est préparée à l’échéance prévue au contrat, part après votre validation depuis Axonaut ou Pennylane, et chaque impayé déclenche une relance graduée jusqu’au règlement, sans que vous ayez à ouvrir le sujet avec le client.

Ordre de grandeur indicatif, à vérifier sur vos chiffres pendant l’audit (une estimation, pas un résultat client mesuré) : 2 h par semaine de rédaction et de relance, sur 45 semaines, soit de l’ordre de 90 h par an

Les outils sur lesquels le système se branche

Des exemples d’intégration possibles, pas des références clients : le système s’adapte aux outils que vous utilisez déjà, il ne vous en impose aucun.

  • Frame.io : chaque nouvelle version part en revue avec son lien de validation, et les commentaires laissés sur la timeline sont récupérés puis regroupés en une liste de corrections.
  • Adobe Premiere Pro et After Effects : le système prépare en amont ce que le montage attend (rushes nommés, dossiers classés, liste de corrections lisible) et laisse le travail créatif intact.
  • DaVinci Resolve : même logique côté étalonnage : les versions livrées sont tracées, les retours consolidés, les fichiers de sortie rangés à leur place.
  • Google Drive, Dropbox, NAS : livrables et sauvegardes sont rangés selon votre arborescence, et rien ne peut manquer au moment de clore un projet sans que vous en soyez averti.
  • Notion, Trello, Monday.com : chaque projet avance d’étape en étape sans qu’on y pense : les échéances tombent, les tâches se créent, l’équipe voit où en est chaque film.
  • Axonaut, Sellsy, Pennylane : devis et factures sont préparés à partir du projet, envoyés à date après votre validation, et les impayés relancés jusqu’au règlement.
  • Gmail ou Outlook, Slack : les retours arrivés par mail ou par message sont récupérés, rattachés au bon projet et à la bonne version, et rien ne reste enterré dans un fil.

Questions fréquentes : Production et post-production vidéo

Est-ce que ça va toucher à nos montages ?
Non. Le système tourne autour du montage, il n’y entre pas : il prépare les rushes, transporte les versions, récupère les retours, tient l’administratif. Vos projets, vos timelines et vos choix créatifs restent dans vos outils et entre vos mains. Ce qui disparaît, ce sont les manipulations autour.
Qu’est-ce qui part chez un client sans qu’on l’ait vu ?
Vous fixez la limite. En général, les envois de version, les relances de validation et les rappels de feuille de service partent seuls, sous vos modèles. Un devis, une facture, une réponse à une demande de modification hors périmètre passent en brouillon et attendent votre accord. La règle se change en une phrase, à tout moment.
Nos rushes sont sous accord de confidentialité : où finissent-ils ?
Là où ils sont déjà : votre NAS, votre Drive, votre serveur de production. Le système lit et écrit dans vos espaces, il n’en ouvre aucun autre et ne garde aucune copie de son côté. Chaque intervenant, salarié comme intermittent, reçoit un accès limité à son seul projet, que vous coupez le jour où il quitte l’équipe.
Et le client qui refuse de passer par une plateforme de validation ?
Le système s’adapte à son canal. Un client qui répond par mail voit ses commentaires récupérés dans le fil et rattachés à la bonne version, exactement comme s’ils venaient de la plateforme. Vous gardez une seule liste de corrections par version, quelle que soit la porte par laquelle les retours sont entrés.

Vérifier ce qui est automatisable chez vous

Prenez votre dernier projet livré. En trente minutes, nous comptons les allers-retours de validation et les manipulations de fichiers qu’il a coûtés, et vous repartez avec deux ou trois tâches estimées en heures, dans l’ordre où elles valent le coup.

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